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« Et il leur
dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu
pour plusieurs ». (Marc 14:24).
Le Dieu des alliances
Avec Noé, Dieu établit
une alliance qui permit qu’il entre dans l’arche pour échapper
à la destruction. C’est pour détruire toute chair
ayant souffle de vie sous le ciel que Dieu fit venir le déluge.
La seule façon d’y échapper était d’entrer
dans l’arche.
L’arc-en-ciel placé dans
la nue sert de signe d’alliance entre l’Éternel et la
terre (Genèse 9:13). Cette alliance était perpétuelle.
Dieu fit également alliance avec Abraham quand il lui annonça
qu’il irait en paix vers ses pères et qu’après une
heureuse vieillesse, il serait enterré. L’Éternel
prophétisa que ses descendants seraient étrangers et
asservis, opprimés pendant quatre cents ans, mais que la
nation qui les asservirait serait jugée, et que ses
descendants « sortiraient » avec de grandes
richesses (Genèse 15:14). L’alliance comprenait une promesse
de paternité :
« Tu deviendras père
d’une multitude de nations » (Genèse 17:4). Comme
l’arc dans la nue fut le signe pour Noé, pour Abraham, le
signe sera la circoncision, témoignage d’une alliance
perpétuelle dans la chair (Genèse 17:13). Ceci avait
une telle valeur qu’un mâle qui n’avait pas été
circoncis était exterminé du milieu du peuple.
L’Éternel établit son alliance avec Isaac avant même
sa naissance (17:21).
Jacob reçut le nom
d’Israël. Il affirma avoir vu Dieu face à face, et
avoir été sauvé (Genèse 32:30). Après
avoir été façonné par Dieu, Jacob put
prophétiser sur chacun de ses fils avant de mourir. Il avait
été lui-même béni par son père
Isaac « par la foi ». Le père et le fils
étaient cohéritiers de la même promesse. Quand
l’Éternel entendit les gémissements du peuple en
Égypte, « Il se souvint de son alliance avec
Abraham, Isaac et Jacob » (Exode 2:24).
L’alliance revêtait une
telle importance que l’on appelait « la loi »
le livre de l’alliance (Exode 24:7). Moïse répandit sur
le peuple le sang de l’alliance. Plus tard, l’Éternel
écrivit sur les tables les paroles de l’alliance que l’on
appelle « les dix paroles ».
Toutes choses nouvelles
Jésus est médiateur
d’une nouvelle alliance. Le vin nouveau est mis dans de nouvelles
outres pour ne pas que soient rompues les vieilles outres. Seules de
nouvelles créatures peuvent recevoir l’Esprit. Il faut
mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Nous marchons en
nouveauté de vie dans un esprit nouveau, et non selon la
lettre qui a vieilli. Nous avons revêtu « l’homme
nouveau » (Ephésiens 4:24) qui se renouvelle dans
la connaissance. Nous allons chanter un cantique nouveau. C’est la
nouvelle alliance en son sang des ministres de l’Esprit.
Jérémie avait
annoncé « une alliance nouvelle »
(Jérémie 31:31).
Le sang de Jésus est appelé
le sang de l’alliance, car une alliance a été conclue
à cause du sang de Jésus. Il a été versé
pour la rémission des péchés.
Quand nous commémorons dans
le repas de la Sainte Cène l’acte qui consista à
verser le sang de Jésus, nous nous référons à
la coupe de la nouvelle alliance en son sang. Cette nouvelle alliance
est symbolisée par le vin qui représente le sang de
l’Agneau immolé. Si nous n’en buvons pas, nous ne nous
référons pas à cette œuvre unique et définitive
accomplie par le Seigneur. Quand nous en buvons, nous avons la vie en
nous-mêmes. Ainsi le sang qui devrait parler de mort, parle en
réalité de vie. Celui qui boit du sang du Seigneur a la
vie éternelle. Jésus le ressuscitera au dernier jour.
Son sang est réellement un breuvage spirituel, un remède
divin. En buvant, nous demeurons en Christ et Christ demeure en nous.
Une coupe de bénédiction
L’Église a été
acquise par et pour le Seigneur au travers de son sang. Jésus
a été destiné par Dieu à être
victime propitiatoire pour tous ceux qui croiraient. Ce sang de Jésus
justifie et sauve de la colère. Il est l’expression de la
bénédiction. La coupe de bénédiction est
la communion au sang de Christ.
C’est ainsi que par grâce
nous avons reçu la rédemption et nous avons été
rapprochés de Christ. Les plus éloignés sont
rapprochés. Les plus souillés sont purifiés. Les
plus rebelles sont transformés. Les plus ténébreux
sont enfants de lumière. Le pardon a été
accordé. Le Seigneur a fait la paix par le sang de sa croix,
et nous a rendus participants à sa victoire qui a consisté
à anéantir celui qui a la puissance de la mort, le
diable. L’adversaire connaît et redoute la puissance du sang
de Jésus pour cette raison. Il sait qu’avec son propre sang,
Jésus a obtenu une rédemption éternelle en
entrant une fois pour toutes dans le lieu très saint.
Voilà pourquoi il est
concevable de recevoir une conscience purifiée. Jésus a
purifié notre conscience pour que nous servions le Dieu
vivant.
« Sans effusion de
sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9:22).
Une libre entrée
La libre entrée dans le
sanctuaire correspond à la libre entrée dans la
communion intime avec le Père. C’est au moyen du sang que
cette libre entrée fut rendue possible. Quel que soit le
nombre de nos iniquités, quelle que soit la nature de nos
transgressions, Jésus a sanctifié notre être en
versant son sang. Il est le grand pasteur des brebis. Il est l’agneau
sans défaut et sans tache. Nous avons été
délivrés de nos péchés passés,
présents et futurs. Cette bénédiction permet
qu’une œuvre de sanctification s’opère. Sur la base du
pardon, nous choisissons de ne pas emprunter un chemin de révolte.
Nous faisons partie de cette multitude d’hommes de toute tribu, de
toute langue, de tout peuple et de toute nation, rachetés pour
Dieu par le sang de Jésus. Nos robes ont été
blanchies dans le sang de l’Agneau.
Un vêtement teint de
sang
Celui qui chevauchait le cheval
blanc s’appelait Fidèle et Véritable, lui dont les
yeux étaient comme une flamme de feu et sur la tête
duquel étaient plusieurs diadèmes. Il était
revêtu d’un vêtement teint
de sang et
son nom était la Parole de Dieu. Le nom du Fidèle et du
Véritable dont le vêtement est teint
de sang
n’est autre que la Parole de Dieu. Le vêtement de celui qui
porte ce nom est teint
de sang.
Nous ne pouvons et nous ne devons pas dissocier la Parole de Dieu de
ce sang de la nouvelle alliance. La Parole de Dieu est la semence de
la révélation semée dans notre esprit. Quand
elle se répand, le nombre des disciples augmente. Elle est
appelée également l’épée de l’Esprit.
Ainsi, tout est lié dans la réalité spirituelle
de la rédemption.
Le vêtement de « l’épée
de l’Esprit » est teint du sang de l’Agneau, et
l’Agneau est la Parole faite chair. Quand un homme la reçoit,
il est au bénéfice de l’œuvre de pardon accordé
par Dieu à cause du sang répandu.
La Parole de Dieu est vivante et
efficace. Elle est une épée tranchante, pénétrante,
qui partage l’âme de l’esprit. Quand le pardon a été
obtenu, l’âme est séparée de l’esprit. Le
mélange entre la vie psychique et la vie spirituelle cesse.
Quand cette séparation a lieu, la Parole demeure en nous et la
victoire du Seigneur nous est accordée.
La victoire des vainqueurs
Personne n’a jamais vaincu Satan
avec ses propres forces. La mort a été engloutie dans
la victoire de Christ. La victoire qui a triomphé du monde,
c’est notre foi. Elle est fortifiée par la grâce qui
s’est répandue sur nous à cause du sang de Jésus.
Quand Jésus a annoncé que nous aurions des tribulations
dans le monde, il nous a demandé de prendre courage en
affirmant : « J’ai vaincu le monde »
(Jean 16:33). Si Dieu demeure dans le cœur de ses enfants, ils ont
vaincu le malin. Celui qui est en eux est leur victoire. Ils
mangeront de l’arbre de vie et ne souffriront pas la seconde mort.
Ils recevront la manne cachée et l’autorité sur les
nations. Ils seront revêtus de vêtements blancs et leurs
noms ne seront jamais effacés du livre de vie. Jésus
confessera leurs noms devant le Père et devant les anges. Ils
seront des colonnes dans le temple de Dieu.
Ils prendront place avec Jésus
sur son trône, comme Jésus a vaincu et s’est assis
avec son Père sur son trône. Leur victoire est celle du
lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, celui qui a vaincu
pour ouvrir le livre de l’économie de Dieu et ses sept
sceaux. Tous ceux qui combattront contre l’Agneau seront vaincus
par l’Agneau, le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. Les
appelés, les élus et les fidèles qui sont avec
l’Agneau « vaincront aussi ». Ainsi la
victoire de Jésus est-elle notre victoire. Nous n’en avons
pas d’autre. Mais nous possédons celle de Celui qui nous la
donne.
La victoire de son triomphe
La victoire qui triomphe du monde
est notre foi. Nous décidons d’investir nos forces, nos
moyens, notre amour dans ce que dit le Seigneur. Celui qui croit que
Jésus est le Fils de Dieu triomphe du monde. Cette foi a été
transmise aux saints « une fois pour toutes »
(Jude 3). En résistant avec une foi ferme, nous participons au
triomphe de l’Agneau. L’épreuve de notre foi aura pour
résultat la louange, la gloire et l’honneur quand
Jésus-Christ apparaîtra. C’est par la foi que Moïse
fit la Pâque, l’aspersion du sang. Et l’exterminateur ne
toucha pas aux premiers-nés de son peuple. Dieu l’avait
annoncé comme un postulat immuable, un axiome éternel :
« Le sang vous servira
de signe » (Exode 12:13).
C’est le sang de Jésus
qui nous purifie de tout péché. C’est par le sang que
la paix a été rendue possible, que tout peut être
réconcilié avec Lui-même, ce qui est sur la terre
et ce qui est dans les cieux. Le sang rapproche ceux qui étaient
loin.
La croix n’est pas vaine en
raison de la pureté de ce sang. Prêcher la croix est une
folie pour ceux qui périssent, mais une puissance pour ceux
qui sont sauvés. Ce scandale de la mort du Fils unique de Dieu
a été conçu par Dieu. Il a mis en Sion « un
rocher de scandale ». Christ « crucifié »
est un scandale pour les Juifs et une folie pour les païens.
Jésus fait triompher la
justice en répandant l’odeur de sa connaissance. Comme il a
dépouillé les dominations et les autorités,
comme il les a livrées en spectacle, par la croix, donc par le
sang, il triomphe des forces du mal. Et tout ce qui est né de
Dieu triomphe du monde. Nous sommes délivrés du malin.
Avec le bouclier de la foi nous éteignons tous les traits
enflammés du malin. Sa Parole demeure en nous et nous
demeurons en lui. Celui qui se garde lui-même en faisant usage
du précieux sang de l’Agneau, « le malin ne le
touche pas » (1 Jean 5:18). Jésus n’est pas mort
en vain. Quand il prit la coupe, après avoir rendu grâces,
Jésus la donna aux disciples, en disant : « ceci
est mon sang, répandu pour plusieurs », pour chacun
d’entre nous.
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Le Dr Berreby est Docteur en
Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté Réformée Américaine. Il
exerce essentiellement un ministère d'enseignement en France avec la Fondation
Mayane.
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