Une alliance dans le sang Imprimer Email
Écrit par Mickaël Berreby   

« Et il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs ». (Marc 14:24).

Le Dieu des alliances

Avec Noé, Dieu établit une alliance qui permit qu’il entre dans l’arche pour échapper à la destruction. C’est pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel que Dieu fit venir le déluge. La seule façon d’y échapper était d’entrer dans l’arche.

L’arc-en-ciel placé dans la nue sert de signe d’alliance entre l’Éternel et la terre (Genèse 9:13). Cette alliance était perpétuelle. Dieu fit également alliance avec Abraham quand il lui annonça qu’il irait en paix vers ses pères et qu’après une heureuse vieillesse, il serait enterré. L’Éternel prophétisa que ses descendants seraient étrangers et asservis, opprimés pendant quatre cents ans, mais que la nation qui les asservirait serait jugée, et que ses descendants « sortiraient » avec de grandes richesses (Genèse 15:14). L’alliance comprenait une promesse de paternité :

« Tu deviendras père d’une multitude de nations » (Genèse 17:4). Comme l’arc dans la nue fut le signe pour Noé, pour Abraham, le signe sera la circoncision, témoignage d’une alliance perpétuelle dans la chair (Genèse 17:13). Ceci avait une telle valeur qu’un mâle qui n’avait pas été circoncis était exterminé du milieu du peuple. L’Éternel établit son alliance avec Isaac avant même sa naissance (17:21).

Jacob reçut le nom d’Israël. Il affirma avoir vu Dieu face à face, et avoir été sauvé (Genèse 32:30). Après avoir été façonné par Dieu, Jacob put prophétiser sur chacun de ses fils avant de mourir. Il avait été lui-même béni par son père Isaac « par la foi ». Le père et le fils étaient cohéritiers de la même promesse. Quand l’Éternel entendit les gémissements du peuple en Égypte, « Il se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob » (Exode 2:24).

L’alliance revêtait une telle importance que l’on appelait « la loi » le livre de l’alliance (Exode 24:7). Moïse répandit sur le peuple le sang de l’alliance. Plus tard, l’Éternel écrivit sur les tables les paroles de l’alliance que l’on appelle « les dix paroles ».

Toutes choses nouvelles

Jésus est médiateur d’une nouvelle alliance. Le vin nouveau est mis dans de nouvelles outres pour ne pas que soient rompues les vieilles outres. Seules de nouvelles créatures peuvent recevoir l’Esprit. Il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Nous marchons en nouveauté de vie dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli. Nous avons revêtu « l’homme nouveau » (Ephésiens 4:24) qui se renouvelle dans la connaissance. Nous allons chanter un cantique nouveau. C’est la nouvelle alliance en son sang des ministres de l’Esprit.

Jérémie avait annoncé « une alliance nouvelle » (Jérémie 31:31).

Le sang de Jésus est appelé le sang de l’alliance, car une alliance a été conclue à cause du sang de Jésus. Il a été versé pour la rémission des péchés.

Quand nous commémorons dans le repas de la Sainte Cène l’acte qui consista à verser le sang de Jésus, nous nous référons à la coupe de la nouvelle alliance en son sang. Cette nouvelle alliance est symbolisée par le vin qui représente le sang de l’Agneau immolé. Si nous n’en buvons pas, nous ne nous référons pas à cette œuvre unique et définitive accomplie par le Seigneur. Quand nous en buvons, nous avons la vie en nous-mêmes. Ainsi le sang qui devrait parler de mort, parle en réalité de vie. Celui qui boit du sang du Seigneur a la vie éternelle. Jésus le ressuscitera au dernier jour. Son sang est réellement un breuvage spirituel, un remède divin. En buvant, nous demeurons en Christ et Christ demeure en nous.

Une coupe de bénédiction

L’Église a été acquise par et pour le Seigneur au travers de son sang. Jésus a été destiné par Dieu à être victime propitiatoire pour tous ceux qui croiraient. Ce sang de Jésus justifie et sauve de la colère. Il est l’expression de la bénédiction. La coupe de bénédiction est la communion au sang de Christ.

C’est ainsi que par grâce nous avons reçu la rédemption et nous avons été rapprochés de Christ. Les plus éloignés sont rapprochés. Les plus souillés sont purifiés. Les plus rebelles sont transformés. Les plus ténébreux sont enfants de lumière. Le pardon a été accordé. Le Seigneur a fait la paix par le sang de sa croix, et nous a rendus participants à sa victoire qui a consisté à anéantir celui qui a la puissance de la mort, le diable. L’adversaire connaît et redoute la puissance du sang de Jésus pour cette raison. Il sait qu’avec son propre sang, Jésus a obtenu une rédemption éternelle en entrant une fois pour toutes dans le lieu très saint.

Voilà pourquoi il est concevable de recevoir une conscience purifiée. Jésus a purifié notre conscience pour que nous servions le Dieu vivant.

« Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon » (Hébreux 9:22).

Une libre entrée

La libre entrée dans le sanctuaire correspond à la libre entrée dans la communion intime avec le Père. C’est au moyen du sang que cette libre entrée fut rendue possible. Quel que soit le nombre de nos iniquités, quelle que soit la nature de nos transgressions, Jésus a sanctifié notre être en versant son sang. Il est le grand pasteur des brebis. Il est l’agneau sans défaut et sans tache. Nous avons été délivrés de nos péchés passés, présents et futurs. Cette bénédiction permet qu’une œuvre de sanctification s’opère. Sur la base du pardon, nous choisissons de ne pas emprunter un chemin de révolte. Nous faisons partie de cette multitude d’hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation, rachetés pour Dieu par le sang de Jésus. Nos robes ont été blanchies dans le sang de l’Agneau.

Un vêtement teint de sang

Celui qui chevauchait le cheval blanc s’appelait Fidèle et Véritable, lui dont les yeux étaient comme une flamme de feu et sur la tête duquel étaient plusieurs diadèmes. Il était revêtu d’un vêtement teint de sang et son nom était la Parole de Dieu. Le nom du Fidèle et du Véritable dont le vêtement est teint de sang n’est autre que la Parole de Dieu. Le vêtement de celui qui porte ce nom est teint de sang. Nous ne pouvons et nous ne devons pas dissocier la Parole de Dieu de ce sang de la nouvelle alliance. La Parole de Dieu est la semence de la révélation semée dans notre esprit. Quand elle se répand, le nombre des disciples augmente. Elle est appelée également l’épée de l’Esprit. Ainsi, tout est lié dans la réalité spirituelle de la rédemption.

Le vêtement de « l’épée de l’Esprit » est teint du sang de l’Agneau, et l’Agneau est la Parole faite chair. Quand un homme la reçoit, il est au bénéfice de l’œuvre de pardon accordé par Dieu à cause du sang répandu.

La Parole de Dieu est vivante et efficace. Elle est une épée tranchante, pénétrante, qui partage l’âme de l’esprit. Quand le pardon a été obtenu, l’âme est séparée de l’esprit. Le mélange entre la vie psychique et la vie spirituelle cesse. Quand cette séparation a lieu, la Parole demeure en nous et la victoire du Seigneur nous est accordée.

La victoire des vainqueurs

Personne n’a jamais vaincu Satan avec ses propres forces. La mort a été engloutie dans la victoire de Christ. La victoire qui a triomphé du monde, c’est notre foi. Elle est fortifiée par la grâce qui s’est répandue sur nous à cause du sang de Jésus. Quand Jésus a annoncé que nous aurions des tribulations dans le monde, il nous a demandé de prendre courage en affirmant : « J’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). Si Dieu demeure dans le cœur de ses enfants, ils ont vaincu le malin. Celui qui est en eux est leur victoire. Ils mangeront de l’arbre de vie et ne souffriront pas la seconde mort. Ils recevront la manne cachée et l’autorité sur les nations. Ils seront revêtus de vêtements blancs et leurs noms ne seront jamais effacés du livre de vie. Jésus confessera leurs noms devant le Père et devant les anges. Ils seront des colonnes dans le temple de Dieu.

Ils prendront place avec Jésus sur son trône, comme Jésus a vaincu et s’est assis avec son Père sur son trône. Leur victoire est celle du lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, celui qui a vaincu pour ouvrir le livre de l’économie de Dieu et ses sept sceaux. Tous ceux qui combattront contre l’Agneau seront vaincus par l’Agneau, le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois. Les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec l’Agneau « vaincront aussi ». Ainsi la victoire de Jésus est-elle notre victoire. Nous n’en avons pas d’autre. Mais nous possédons celle de Celui qui nous la donne.

La victoire de son triomphe

La victoire qui triomphe du monde est notre foi. Nous décidons d’investir nos forces, nos moyens, notre amour dans ce que dit le Seigneur. Celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu triomphe du monde. Cette foi a été transmise aux saints « une fois pour toutes » (Jude 3). En résistant avec une foi ferme, nous participons au triomphe de l’Agneau. L’épreuve de notre foi aura pour résultat la louange, la gloire et l’honneur quand Jésus-Christ apparaîtra. C’est par la foi que Moïse fit la Pâque, l’aspersion du sang. Et l’exterminateur ne toucha pas aux premiers-nés de son peuple. Dieu l’avait annoncé comme un postulat immuable, un axiome éternel :

« Le sang vous servira de signe » (Exode 12:13).

C’est le sang de Jésus qui nous purifie de tout péché. C’est par le sang que la paix a été rendue possible, que tout peut être réconcilié avec Lui-même, ce qui est sur la terre et ce qui est dans les cieux. Le sang rapproche ceux qui étaient loin.

La croix n’est pas vaine en raison de la pureté de ce sang. Prêcher la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais une puissance pour ceux qui sont sauvés. Ce scandale de la mort du Fils unique de Dieu a été conçu par Dieu. Il a mis en Sion « un rocher de scandale ». Christ « crucifié » est un scandale pour les Juifs et une folie pour les païens.

Jésus fait triompher la justice en répandant l’odeur de sa connaissance. Comme il a dépouillé les dominations et les autorités, comme il les a livrées en spectacle, par la croix, donc par le sang, il triomphe des forces du mal. Et tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde. Nous sommes délivrés du malin. Avec le bouclier de la foi nous éteignons tous les traits enflammés du malin. Sa Parole demeure en nous et nous demeurons en lui. Celui qui se garde lui-même en faisant usage du précieux sang de l’Agneau, « le malin ne le touche pas » (1 Jean 5:18). Jésus n’est pas mort en vain. Quand il prit la coupe, après avoir rendu grâces, Jésus la donna aux disciples, en disant : « ceci est mon sang, répandu pour plusieurs », pour chacun d’entre nous.

____________________________________________

Le Dr Berreby est Docteur en Théologie et membre du Conseil Doctoral de la Faculté Réformée Américaine. Il exerce essentiellement un ministère d'enseignement en France avec la Fondation Mayane.

 

A Méditer

Le péché est pire que le diable, car le péché a fait du diable le diable. Il serait un ange si ce n'était pour le péché. Charles H. Spurgeon. (25.380).

Nos Sponsors

Bannière

free web stats
© 2008 Chrétienté.com - Christianisme
Conception par Araunah Web Technologies