Que le Christ soit ton refuge avant qu'il ne soit ton juge ! Imprimer Email
Écrit par Gilles Georgel   
Pour un lecteur non-averti, le Dieu de l'Ancien Testament paraît différent de celui du Nouveau. Il apparaît parfois dur, cruel, sans compassion. Comment un Dieu qui se définit comme Amour peut-il ordonner la mort de premier-nés égyptiens pour sauver en même temps Israël ?

Il faut comprendre, quand on lit l'Ancien Testament, que l'on vit dans une époque et sous un régime différents de celui du Nouveau. Lorsque Jean écrit Son évangile, il dit : la loi est venue par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus-Christ. L'Ancien Testament est l'époque où Dieu se choisit un peuple comme canal de sa révélation. Cela signifie que, à travers l'histoire de Ses relations avec ce peuple, Dieu a le projet de se faire connaître au monde. Il n'a pas choisi Israël (il le dit souvent) parce que c'est un grand peuple ou un peuple plus digne que les autres. Au contraire ! Israël est un peuple esclave, sans défense. Mais à travers la délivrance qu'Il va opérer pour eux, Il va se manifester aux yeux de toutes les nations comme le Tout-Puissant. La délivrance de la sortie d'Egypte est, dans la Bible, l'évènement auquel Dieu se rapporte constamment pour rappeler à Israël qui Il est et l'inciter à Lui faire confiance quand il en vient à douter.

il est vrai que les jugements opérés par Dieu peuvent au premier abord choquer. Mais ils ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont de la part de Dieu un moyen de jugement après des siècles de patience. Dieu avait averti Abraham en son temps du jugement qui s'abattrait sur l'Egypte au temps de Moïse. Il lui avait aussi dit que les peuples qui occupaient le pays de Canaan, le pays promis, seraient jugés en ce temps-là : Genèse 15,13-16. Dieu a patienté envers ces peuples attendant que le péché ait atteint son comble. Ces peuples pratiquaient la sorcellerie, le sacrifice d'enfants et quantité d'autres perversités à grande échelle. Leurs coeurs étaient devenus à ce point endurcis qu'ils avaient atteint un point de non-retour. Le temps de la patience écoulée, le temps de la colère et du jugement entrait en vigueur. A l'inverse, si un peuple après avoir été averti du jugement se repent et change de conduite, Dieu annule le jugement qu'il s'apprêtait à exécuter et lui accorde de nouvelles années de répit (voir le livre de Jonas).

Nous devons veiller à ne pas dénier à Dieu le droit de juger. L'amour de Dieu, comme Sa sainteté et Sa justice font partie de Sa nature. C'est à cause de cette sainteté et de cette justice que le Christ a dû mourir pour nos péchés. Ce faisant, Il a satisfait à la fois la justice (le péché a été sanctionné comme il se doit), et l'amour (les pécheurs peuvent être pardonnés) de Dieu. L'amour de Dieu pour nous ne doit jamais être le prétexte facile pour vivre et faire n'importe quoi. La Bible, autant dans l'Ancien et le Nouveau testament, parle couramment de la colère de Dieu. Jésus n'a pas eu que des paroles gentilles. Il a aussi appelé avec force le malheur sur les religieux hypocrites de son temps : Matthieu 23. C'est la crainte de l'Eternel qui est le commencement de la sagesse. C'est de la Bible que nous devons recevoir notre conception de Dieu, qu'elle nous plaise ou non, qu'elle s'accorde avec notre humanisme sentimental ou non !

Les récits de l'Ancien Testament sont aussi un avertissement pour nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. L'Apocalypse, le dernier livre de la Bible, nous parle clairement d'un temps de jugement. ET là, surprise ! C'est Jésus Lui-même qui ouvre les sceaux du livre qui déclenche les jugements qui frappent le monde : Apocalypse 6. Nous sommes dans le temps de la grâce, de la patience de Dieu : un temps comparé par Esaïe à une année : Esaïe 61,2. Mais le prophète parle aussi d'un jour de colère et de vengeance de Dieu (dans le même verset, à la suite). L'un et l'autre se réaliseront.

Pour ce qui est des victimes apparemment innocentes, il faut comprendre qu'il existe de la part de Dieu des jugements collectifs et individuels. Si Dieu juge la France, ce n'est pas parce que je crois en Lui que je serai épargné. Tout autre en est-il de ma destinée éternelle où le cas de chaque personne est pris en compte. Rappelons-nous que Dieu est juste et équitable. Il ne fait rien de manière arbitraire ou irréfléchie. Chaque décision qu'Il prend est pesée et, à l'examen de tous les faits que lui seul connaît, il se trouvera qu'aucun reproche, aucune injustice ne pourra lui être attribuée.

Je cite pour terminer ces mots du prophète Jérémie : Ce n'est pas volontiers que Dieu humilie et afflige les enfants des hommes. Quand on foule aux pieds tous les captifs du pays, quand on viole la justice humaine à la face du Trés-Haut, quand on fait tort à autrui dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui dira qu'une chose arrive sans que le Seigneur l'ait ordonnée ? N'est-ce pas de la volonté du Trés-Haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi l'homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propre péchés : Lamentations de Jérémie 3,33 à 39.

QUE LE CHRIST SOIT TON REFUGE AVANT QU'IL NE SOIT TON JUGE !

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Gilles Georgel est pasteur évangélique en Picardie (France) et est marié à Lydia, infirmière. Il est père de cinq enfants. Il l'auteur du livre "Le Grand Visiteur", un livre d'évangélisation sur Jésus. Il est aussi l'auteur du blog chrétien de réflexion et d'apologétique "Pour que tu croies".



 

A Méditer

Le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance. (Galatiens 5:22).

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