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Ernest Dhombres
| | Ernest Dhombres (1824-1894). Pasteur réformé Français né dans le Gard le 16 mars 1824, d'un père pasteur. Après une brillante scolarité il partit achever des études de théologie à Genève, puis à Strasbourg. Appelé au ministère il exerça à Alais (1847-1857), puis à Montpellier (1857-1860), et enfin à Paris où il resta jusqu'à sa mort. Source: Soleil d'Orient. http://epelorient.free.fr/ |
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Écrit par Ernest Dhombres
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Ce discours a été prêché un jour de Pâques.
« Or, Thomas, appelé Didyme, qui était l’un des douze, n’était point avec eux quand Jésus vint. Et les autres disciples lui dirent : nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : si je ne vois les marques des clous en ses mains, et si je ne mets mon doigt où étaient les clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne le croirai point. Et huit jours après, les disciples étant encore dans la maison et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et il fut là au milieu d’eux et il leur dit : Que la paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main et la mets dans mon côté, et ne sois point incrédule, mais croyant. Et Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, Thomas, tu as cru : bienheureux sont ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » (Jean 20.24-29).
Si, devançant de huit jours la marche de l’histoire évangélique, nous choisissons aujourd’hui pour sujet de méditation l’épisode dont vous venez d’entendre le récit, c’est qu’il y a plus d’une analogie entre la situation de Thomas et la nôtre, entre sa disposition d’esprit et nos propres dispositions, par rapport au grand fait de la résurrection de Jésus-Christ; c’est par conséquent que l’étude de cette scène évangélique nous paraît présenter un grand intérêt d’actualité et une utilité toute spéciale pour l’Église et pour le siècle.
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Écrit par Ernest Dhombres
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Ce discours a été prêché un jour de Pentecôte.
Le vent souffle où il veut et tu en entends le son, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l’Esprit. (Jean 3.8).
Il est deux aspects sous lesquels on peut considérer le Saint-Esprit: sa nature et son œuvre, ce qu’il est en lui-même et ce qu’il produit dans les âmes. La nature du Saint-Esprit ! Grande et haute question ! Relever toutes les déclarations des Ecritures sur ce point important, soit dans l’Ancien Testament, soit dans le Nouveau, particulièrement dans saint Jean et dans saint Paul, les deux apôtres théologiens; puis de ces données scripturaires, s’élever par l’effort de la pensée et par l’intuition du cœur à la conception de la personnalité du Saint-Esprit et marquer sa place dans l’essence divine; saisir dans l’unité suprême de Dieu une pluralité mystérieuse, dans l’égalité parfaite une distinction parfaite; voir ainsi l’idée du Dieu rationnel, plus ou moins abstraite, immobile et froide, faire place à la notion riche, vivante, animée du Dieu révélé; voilà un noble labeur de l’esprit et nous comprenons qu’il ait tenté cet évêque de la cité des Ptolémées qui, dans un magnifique essai de spéculation, a concentré sur ces profondeurs tout l’effort du génie humain.
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Écrit par Ernest Dhombres
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Quiconque pèche transgresse la loi, car le péché est une transgression de la loi. (1 Jean 3.4).
L’homme moderne est moins grand que ses œuvres, et son progrès moral n’est pas en proportion de son progrès matériel. Au sein des richesses et des accroissements de toute sorte qui constituent la civilisation, la valeur personnelle ne s’est point augmentée: il semble même qu’à quelques égards elle a perdu. Avec beaucoup plus de connaissances, beaucoup plus de lumières répandues, on ne peut nier un certain affaiblissement dans la raison, l’instrument même de la connaissance. La raison, la nette distinction du vrai et du faux, la faculté de bien voir et de bien juger, d’affirmer ou de nier résolument, de poser un principe et de le suivre jusqu’au bout, la raison lumineuse et ferme, attribut incontesté de notre génie national, ne s’estelle pas émoussée au sein de l’anarchie des doctrines, des pensées et du langage lui-même, au milieu du scepticisme général et de cette largeur mal entendue qui voit partout une portion de vérité ?
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Écrit par Ernest Dhombres
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(Ce discours a été prêché un vendredi-saint).
Je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (1 Corinthiens 2.2). Dans la brillante cité de Corinthe, assise aux confins de l’orient et de l’occident, ouverte au commerce de ces deux moitiés du monde, ouverte aussi à leur double mouvement intellectuel, à leur double civilisation et à leur double corruption, un missionnaire appelé saint Paul est venu apporter un enseignement étrange. Il ne veut prononcer qu’un nom, le nom de Christ, mais ce nom lié au souvenir d’une mort ignominieuse. Jésus et Jésus crucifié, voilà l’objet de sa prédication, le centre et le fond de sa doctrine, voilà l’unique science qu’il se soucie de posséder et qu’il aspire répandre.
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A Méditer
Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. (2 Chroniques 7:14). |
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