Le pardon: une question de vie ou de mort Imprimer Email
Écrit par Charles Stanley   
Plus jamais nous ne devons lutter pour mériter l'acceptation de Dieu, comme si nous vivions sous un nuage noir de désapprobation divine.

Votre marche avec Dieu est-elle caractérisée par la joie et l'assurance de son pardon continu pour vos péchés ? Ou sentez-vous qu'un nuage noir de désapprobation divine plane au-dessus de vous ?

Si vous vivez dans l'obéissance au Seigneur, mais que vous vous sentez incapable de jouir de votre relation avec lui, il est possible qu'un sentiment de fausse culpabilité vous en empêche.

Le verbe pardonner veut dire excuser quelqu'un d'une offense, le dégager d'une punition ou lui remettre une dette. En ce qui concerne la dette de notre péché, la mort expiatoire, sacrificielle et substitutive de notre Sauveur constitue le fondement de notre pardon.

Romains 6.23 nous instruit sur le rôle crucial du pardon divin dans notre vie : " Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. " Le pardon est donc une affaire de vie ou de mort, et nous devrions le prendre très au sérieux.

Pour comprendre l'importance de sentir l'approbation de notre Père céleste, considérons un exemple terrestre. Beaucoup de jeunes grandissent malheureusement dans un foyer où, indépendamment de ce qu'ils font, et même s'ils le font bien, la louange et l'encouragement des parents leur sont refusés. Il en résulte une insécurité chronique, un manque d'intimité et un esclavage engendré par le doute de pouvoir jamais réussir.

Si vous êtes incertain de votre relation avec Dieu ou croyez que vous méritez sa désapprobation, vous serez incapable de connaître l'intimité et la joie d'être entouré des bras d'amour du Père. Malheureusement, ce même problème tourmente de nombreux enfants de Dieu. Certains se sentent coupables parce qu'ils vivent dans la désobéissance, mais trop souvent d'autres, parce qu'ils ne sont pas sûrs de plaire à Dieu et qu'ils éprouvent un sentiment de fausse culpabilité.

Bien des gens considèrent la justice et le péché en fonction d'un genre de balance cosmique ; ils présument à tort que le bien qu'ils ont fait l'emportera sur leurs mauvaises actions. Si tel était le cas, et que Dieu nous acceptait et nous jugeait seulement d'après nos performances, des personnes non sauvées pourraient facilement distancer certains croyants quant aux bonnes oeuvres. Mais le jugement de Dieu ne dépend pas de nos performances. Nous sommes coupables, non seulement parce que nous avons commis de mauvaises choses, mais à cause de ce que nous sommes : des êtres humains nés avec une nature pécheresse.

Quand le premier homme a péché contre Dieu (Genèse 2:16-17 ; Genèse 3:6), la race humaine fut entachée par un problème de péché congénital. La nature pécheresse, aussi appelée " chair ", a été transmise à tous les descendants d'Adam et Ève, ce qui veut dire que chaque personne naît avec une tendance à pécher. Cette vérité devrait être évidente pour quiconque a observé un jeune enfant pendant un certain temps. N'est-il pas étrange que les enfants doivent apprendre l'obéissance, mais savent instinctivement comment désobéir ? La rébellion est naturelle en chaque être humain, mais lorsque Christ entre dans notre vie, l'ancienne nature est crucifiée et remplacée par une toute nouvelle nature qui veut obéir à Dieu. Cela ne signifie pas que nous ne pécherons plus jamais, car nous avons encore la capacité de faire le mal, ainsi que des types de comportement qui doivent être réformés. Cependant, pécher va contre notre nouvelle nature et ne convient plus aux enfants de Dieu que nous sommes.

En Jérémie 2:13, le prophète résume l'essence de notre culpabilité, indépendamment des détails de nos méfaits particuliers : " Car mon peuple [m'a] abandonné, moi qui suis une source d'eau vive, pour se creuser des citernes [...] qui ne retiennent pas l'eau ". Jérémie décrit des réservoirs taillés dans le roc pour retenir l'eau destinée à la consommation ou à d'autres usages. Une citerne n'était utile qu'après une pluie; elle était inutile durant les sécheresses. Et fissurée, elle était aussi inefficace qu'un trou creusé sur la plage, qui est rempli par la vague suivante, mais qui se vide rapidement à cause de son fond de sable. En contraste, l'" eau vive " fait référence à une eau pure, facilement disponible et abondante qui coule continuellement. L'eau vive est un don du Seigneur.
Lorsque Christ entre dans notre vie, l'ancienne nature est crucifiée, remplacée par une toute nouvelle nature qui veut obéir à Dieu.

Jérémie compare le péché au fait de rejeter une fontaine qui coule sans cesse pour creuser notre propre bassin limité et imparfait. Si vous refusez le Seigneur Jésus et ses ressources abondantes, alors vous essayez de répondre à vos besoins à votre manière, avec vos propres forces et en opposition au plan de Dieu. Une telle suffisance revient à dire: " Vois-tu à quel point ma citerne est profonde et large ? Vois-tu combien de litres d'eau elle peut contenir ? Je l'ai creusée moi-même. " Autrement dit, vivre sans Dieu est une question d'orgueil.

Les incroyants ne sont pas les seuls à commettre cette erreur arrogante. Les disciples de Christ qui vivent dans l'obéissance font aussi face à des situations qui impliquent un style de vie ou des choix de conduite. Même s'ils se sont auparavant conformés à la volonté de Dieu, ils peuvent ensuite penser: Seigneur, je sais ce que tu dis, mais voici mes plans, et préférer leur volonté à la sienne.

C'est ce que Jérémie essayait de dire: quand nous optons pour un style de vie qui exclut Dieu, nous consacrons beaucoup d'énergie à creuser une citerne avec une grande fissure. Elle ne peut répondre à nos besoins, nous apporter la sécurité, nous procurer le contentement, nous offrir la paix, ni nous mériter la faveur du Seigneur. Nous bénéficions des bénédictions de Dieu, non à cause de nos efforts, mais simplement en les recevant, à mesure que Dieu déverse le don de l'eau vive dans notre vie.

Nous avons tendance à dépenser beaucoup d'énergie pour faire des choses qui nous arrangent. C'est la nature fondamentale du péché: répondre à nos besoins à notre façon. Cependant, cela ne fonctionne pas; Dieu a conçu la vie pour que nous ne soyons jamais réellement satisfaits sans la présence de Christ en nous. Alors, permettez-moi de vous poser la question suivante: " Avez-vous dépensé de l'énergie à essayer de creuser votre propre citerne, à façonner un style de vie qui, selon vous, vous apportera contentement, paix et joie ? Si oui, vous n'êtes peut-être pas coupable de transgressions flagrantes comme mentir, forniquer, voler ou commérer, mais vous n'avez simplement pas tenu compte de Dieu. Pour le Seigneur, c'est un péché. Tandis qu'il vous a créé dans le but principal de le glorifier (1 Corinthiens 6:19-20), vous vous glorifiez en façonnant votre propre style de vie. Vous êtes coupable de choisir de négliger le Seigneur, ce qui est la nature de l'homme pécheur.

Notre seul espoir se trouve dans une transformation opérée par la grâce du Dieu tout-puissant. Quand nous acceptons le Seigneur dans notre vie, nous recevons une toute nouvelle nature, une nature qui tend à s'approcher de Dieu plutôt qu'à s'en éloigner, et qui est accompagnée d'une attitude et d'une perspective nouvelles. Nous n'avons plus à vivre sous un nuage noir de désapprobation divine, en luttant pour mériter l'acceptation de Dieu. Nous n'avons plus à nous efforcer de travailler plus dur, en nous demandant : Combien de temps dois-je encore creuser ma citerne ? Quelle doit en être la profondeur et la largeur ? Nous réalisons soudain : Pourquoi ai-je essayé si fort de creuser quand la vie abondante et éternelle est un don gratuit ?

Comme Romains 6.23 l'indique, le pardon divin est le seul moyen de recevoir le don de la vie éternelle de Dieu. Le pardon est donc une question de vie ou de mort. Si vous refusez le pardon du Seigneur, vous demeurerez sous la condamnation de la culpabilité et ferez face à une séparation éternelle d'avec Dieu.

De temps à autre, on entend quelqu'un dire: " Je ne peux pas croire qu'un Dieu d'amour enverrait une personne en enfer. " Je suis d'accord. Laissez-moi vous expliquer ce que vous devez faire pour aller en enfer: bafouer la croix de Jésus-Christ et rejeter son sang, son tombeau vide, les prières des autres en votre faveur, les hymnes que vous avez chantés, les sermons que vous avez entendus et le témoignage que les autres vous ont donné. Vous devez faire fi de la parole de Dieu qui vous entoure, ainsi que de la preuve de son existence qu'il a laissée dans toute la création (Romains 1:20). Autrement dit, il faut que vous combattiez pour aller en enfer, en franchissant toutes les barrières que Dieu a placées sur votre chemin pour vous garder d'une vie de rébellion et d'indifférence envers lui. Dieu n'envoie pas les gens en enfer; il leur offre sa vie, et ils doivent délibérément et volontairement choisir de le fouler aux pieds pour y aller.

Vous êtes-vous déjà humilié devant le Dieu saint en reconnaissant que vous étiez un pécheur ? Avez-vous avoué que vos motivations, votre style de vie, vos modes de pensée et votre comportement étaient égoïstes et rebelles envers lui ? Le moment est venu d'être sérieux à propos de cette question de vie ou de mort.

Le problème n'est pas vos bonnes oeuvres, mais la nature pécheresse dont vous avez hérité. Demandez à Dieu de vous pardonner, non en promettant de faire mieux ou d'être meilleur, mais en croyant que son Fils a payé entièrement la dette de votre péché sur la croix. Toute citerne que vous creuserez continuera à couler, mais dès que vous accepterez Jésus-Christ comme votre Sauveur personnel, votre culpabilité sera annulée, vous serez complètement pardonné et vous recevrez une toute nouvelle nature. Vous naîtrez de nouveau (Jean 3:3), et le don de l'eau vive de Dieu coulera librement et abondamment dans votre vie.

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Dr Charles Stanley est le pasteur senior de l'église Fisrt Baptist Atlanta. Il dirige aussi le ministère intouch, http://www.intouch.org.

Utilisation avec autorisation du ministère encontact.
http://www.encontact.org.

Références bibliques:

Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur. (Romains 6 :23).

L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. (Genèse 2 :16-17)

La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. (Genèse 3 :6).

Car mon peuple a commis un double péché: Ils m'ont abandonné,  moi qui suis une source d'eau vive, Pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, Qui ne retiennent pas l'eau. (Jérémie 2:13).

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. (1 Corinthiens 6:19-20).

En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables (Romains 1 :20).

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. (Jean 3 :3).
 
 

A Méditer

La crainte de l'Éternel est le commencement de la science; Les insensés méprisent la sagesse et l'instruction. (Proverbes 1:7).

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