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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotions du 15 octobre.
Dévotion du Matin:
Qui pourra soutenir le jour de sa venue? (Malachie 3:2).
Sa
première venue était sans apparat ou démonstration de puissance, et
pourtant en vérité peu étaient ceux qui purent témoigner de sa
puissance. Hérode et tout Jérusalem avec lui étaient profondément
remués à l’annonce des nouvelles de l’étonnante, merveilleuse
naissance. Ceux qui supposaient eux-mêmes être en train de l’attendre,
montrèrent le sophisme de leur profession en le rejetant quand il vint.
Sa vie sur la terre était un crible à vanner, qui mettait à l’épreuve
le grand tas de tradition religieuse, et assez peu nombreux furent ceux
qui résistèrent à l’épreuve du procès.
Mais que sera son second avènement? Quel pécheur peut supporter d’y penser? Il frappera la terre avec la verge de sa bouche, et avec le souffle de ses lèvres il tuera le méchant. Quand dans son humiliation il dit aux soldats: c’est moi! ils tombèrent à la renverse; que sera la terreur de ses ennemis quand il se révèlera pleinement lui-même comme le: "c’est moi?" Sa mort fit trembler la terre et remplit le ciel de ténèbres; que sera la splendeur terrifiante de ce jour à l’occasion duquel il convoquera les vivants et les morts devant lui? Oh! que les terreurs du Seigneur persuadent les hommes à abandonner leurs péchés et à aimer le Fils de peur qu’il ne s’irrite!
Quoiqu’étant un agneau, il est cependant le lion de la tribu de Juda, mettant sa proie en pièces; et quoiqu’il ne brise pas le roseau cassé, pourtant il brisera ses ennemis avec une verge de fer, et les jettera comme le vase d’un potier. Aucun de ses ennemis ne supportera de subsister devant la tempête de sa colère, ou se cacher dans quelque abri pour se protéger contre l’orage de grêle de son indignation; mais son bien-aimé peuple lavé dans le sang regarde vers son apparition avec joie, et l’espérance de demeurer sans crainte, pour eux il est comme un purificateur même maintenant, et quand il les aura éprouvés, ils deviendront purs comme l’or.
Laissons-nous sonder nous-mêmes ce matin et nous assurer de notre appel et de notre élection, afin que la venue du Seigneur ne produise pas de sombres nuages dans notre esprit. Ô que la grâce chasse toute hypocrisie, pour être trouvé par lui sincère et sans reproche au jour de son apparition.
Dévotion du Soir:
Tu rachèteras avec un agneau le premier-né de l’âne; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. (Exode 34:20).
Le premier-né de chaque créature devait appartenir au Seigneur, mais, comme l’âne était impur, il ne pouvait pas être présenté en sacrifice. Que faire alors? Devait-on le dispenser de la loi universelle? Pas du tout; Dieu n’admet aucune exception. L’âne lui est dû, mais il ne l’accepte pas; il ne revient pas sur ce qu’il exige, mais il ne peut pas être satisfait de cette victime. Il ne restait aucun autre moyen d’échapper que le rachat: la créature devait avoir la vie sauve par la substitution d’un agneau à sa place; si elle n’était pas rachetée, elle devait mourir. Mon âme, voici une leçon pour toi.
Cet animal impur, c’est toi-même. Tu es la juste propriété du Seigneur qui t’a faite et qui te préserve, mais tu es si pécheresse que Dieu ne veut ni ne peut t’accepter. Il en est ainsi, l’Agneau de Dieu doit prendre ta place ou tu dois mourir pour l’éternité. Que le monde entier connaisse ta gratitude envers cet Agneau sans tâche dont le sang a déjà coulé pour toi, te rachetant ainsi de la malédiction de la loi qui te destinait à la mort. Les Israélites n’ont-ils pas dû s’interroger pour savoir lequel de l’âne ou de l’agneau devait mourir? L’homme ne s’arrêterait-il pas pour estimer et comparer? Assurément, il n’y avait aucune commune mesure entre la valeur de l’âme humaine et celle de la vie du Seigneur Jésus. Et pourtant, l’Agneau meurt et l’homme, "l’âne," est épargné.
Mon âme, admire l’amour infini de Dieu envers toi et les autres de la race humaine. Des misérables sont rachetés avec le sang du Fils du Très-haut! Poussière et cendres, rachetées à un prix bien supérieur à l’argent et l’or! Quel aurait été mon destin sans une pleine Rédemption! Briser le cou de l’âne n’était qu’une sanction momentanée, mais qui peut mesurer la colère à venir, à laquelle on ne peut imaginer aucune limite? Combien est précieux l’Agneau glorieux qui nous a racheté d’un tel destin.
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