Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 25 Novembre.

Dévotion du Matin:

Pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; (Luc 4:18).

Nul autre que Jésus ne peut donner la délivrance aux captifs.

La vraie liberté vient seulement de lui. C’est une liberté donnée avec justice; car le Fils qui est Héritier de toutes choses, a le droit de faire des hommes libres. Les saints honorent la justice de Dieu, qui leur assure maintenant le salut. C’est une liberté qui a été achetée à grand prix. Christ en parle par son pouvoir, mais il l’a achetée par son sang. Il fait de toi un homme libre, mais c’est par ses propres liens. Tu es léger, parce qu’il a porté ton fardeau pour toi: tu es mis en liberté, parce qu’il a souffert à ta place. Mais, bien qu’il l’ait payée d’un grand prix, cette liberté il te la donne. Jésus ne nous demande rien comme préalable à cette liberté. Il nous trouve assis dans un vêtement de sac et sur des cendres, et nous offre de revêtir le magnifique vêtement de la liberté; il nous sauve comme nous sommes, et fait tout sans notre aide ou notre mérite.

Lorsque Jésus libère, la liberté est donnée à perpétuité; nulles chaînes ne peuvent de nouveau nous lier. Que le Maître me dise: "Captif, je t’ai délivré," et cela est fait à jamais. Satan peut comploter de nous asservir, mais si le Seigneur est à nos côtés, de qui aurons-nous peur? Le monde, avec ses tentations, peut chercher à nous prendre au piège, mais celui qui est pour nous est plus puissant que tous ceux qui sont contre nous.

Les machinations de nos propres coeurs trompeurs peuvent nous harceler et nous ennuyer, mais celui qui a commencé sa bonne oeuvre en nous la conduira à ses fins, et la rendra parfaite. Les adversaires de Dieu et les ennemis de l’homme peuvent rassembler leurs armées, et se précipiter sur nous avec fureur, mais si Dieu a acquitté, qui est celui qui peut condamner? L’aigle qui est dans son aire sur la montagne, si près des nuages, n’est pas plus libre que l’âme que Christ a délivrée. Si nous ne sommes plus sous la loi, mais libérés de sa malédiction, que notre liberté soit exposée d’une manière pratique dans notre service envers Dieu avec gratitude et joie.

"Je suis ton serviteur, et le fils de ta servante: tu m’as libéré de mes liens. Seigneur, qu’as-tu à me donner à faire?"

Dévotion du Soir:

Car il dit à Moïse: Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde et j’aurai compassion de qui j’ai compassion. (Romains 9:15).

Par ces paroles, le Seigneur réclame le droit le plus entier d’accorder ou de retenir sa miséricorde selon sa souveraine propre volonté. Comme les prérogatives de vie et de mort sont investies dans le monarque, de la même manière le Juge de toute la terre a le droit d’épargner ou de condamner le coupable, comme il peut lui sembler bon à ses yeux. Les hommes par leurs péchés ont perdu toute possibilité de revendication devant Dieu; ils méritent de périr pour leurs péchés et s’ils ont tout fait pour cela, ils n’ont aucune raison pour se plaindre.

Si le Seigneur projette d’en sauver quelques-uns, il peut le faire si les fins de la justice ne sont pas contrecarrées; mais s’il juge qu’il est meilleur de laisser le condamné supporter la juste sentence, nul ne peut le poursuivre en justice. Insensés et impudents sont tous ces discours à propos des droits des hommes d’être tous placés sur un même pied d’égalité; ignorantes, si ce n’est pas pire, sont ces disputes envers la grâce qui semble discriminatoire, car elles ne sont que des rébellions de la nature humaine orgueilleuse contre la couronne et le sceptre de l’Eternel.

Quand nous sommes amenés à voir notre propre ruine complète et notre maladie, et la justice du verdict divin contre le péché, nous ne chicanons pas plus longtemps sur cette vérité qui est que le Seigneur n’est pas tenu de nous sauver; nous ne murmurons pas s’il choisit de sauver les autres, comme s’il nous faisait en cela une blessure, mais nous sentons qu’il daigne nous regarder, et que c’est son propre libre arbitre que d’agir par sa bonté imméritée, ce pour quoi nous bénirons éternellement son nom. Comment les sujets de l’élection divine pourront-ils suffisamment adorer la grâce de Dieu? Ils n’ont pas de place pour la vantardise, car la souveraineté exclut cela très efficacement. La volonté du Seigneur est seule glorifiée, et la moindre notion de mérite humain est rejetée vers le mépris éternel. Il n’y a pas de doctrine plus humiliante dans l’Ecriture que celle de l’élection, aucune qui appelle autant de gratitude, et, par conséquent, aucune n’est plus sanctifiante.

Les croyants ne doivent pas en être effrayés, mais ils doivent se réjouir dans l’adoration.


 

A Méditer

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. (Jacques 1:22).

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