Nous connaissons que nous demeurons en lui Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 6 Mai.

Dévotion du Matin:

Nous connaissons que nous demeurons en lui, (1 Jean 4:13).

Avez-vous besoin d’une maison pour votre âme? Vous demandez-vous: "Quel en est le prix d’acquisition?" C’est quelque chose de moins que la nature humaine orgueilleuse voudrait te donner. C’est sans argent et sans prix. Ah! vous voudriez payer un loyer respectable! Vous aimeriez donner quelque chose pour gagner Christ?

Alors vous ne pouvez avoir la maison, car elle est sans prix. Voulez-vous prendre la maison de mon Maître sur un bail pour toute l’éternité, avec rien pour le payer, rien que le loyer du terrain pour l’aimer et le servir pour toujours? Voulez-vous prendre Jésus et demeurer en lui? Voyez cette maison est achalandée avec tout ce dont vous avez besoin, elle est remplie de richesses plus que vous pourrez dépenser aussi longtemps que vous vivrez. Ici vous pouvez avoir une communion intime avec Christ et festoyer à cause de son amour; ici sont les tables bien garnies de nourriture pour que vous puissiez vivre pour toujours; dans cette maison, quand vous êtes lassés vous pouvez trouver le repos avec Jésus; et à partir de là vous pouvez voir le ciel. Voulez-vous avoir la maison? Ah! si vous êtes sans abri, vous direz, je voudrais avoir la maison, mais puis-je l’avoir? Oui; il y a la clé, et cette clé est: "venez à Jésus." Mais vous dites: "je suis trop indigne pour une telle maison," ça ne fait rien, on y trouve des vêtements.

Si vous vous sentez coupables et condamnés, venez, bien que la maison soit trop bonne pour vous, Christ vous y bénira. Il vous lavera, et vous purifiera, et vous serez encore capable de chanter "Nous demeurons en lui." Croyant tu es trois fois heureux d’avoir un tel lieu d’habitation! Tu es grandement privilégié, car tu as une habitation fortifiée, dans laquelle tu es en sécurité pour toujours. Et demeurant en lui, tu n’as pas seulement une maison parfaite et une pleine sécurité, mais une vie éternelle. Quand ce monde se consumera comme un rêve, notre maison vivra, et restera plus impérissable que le marbre, plus solide que le granit, existant comme Dieu, car elle est Dieu, "nous demeurons en lui".

Dévotion du Soir:

J’aurais de l’espoir tout le temps de mes souffrances, (Job 14:14).

Un court séjour sur la terre rendra le ciel plus céleste.

Rien ne rend le repos si doux qu’un dur labeur; rien ne rend la sécurité si agréable que d’être exposé, d’être alarmé. Les coupes amères des vins frelatés de la terre donneront de la saveur au vin nouveau qui pétille dans les bols d’or de la gloire. Notre armure abimée et nos corps blessés rendront plus illustre notre victoire en haut, quand nous serons accueillis, invités à venir vers les trônes de ceux qui ont vaincu le monde.

Nous n’aurions pas une pleine communion avec Christ, si pour un temps nous n’avions séjourné en bas, car il a été baptisé d’un baptême de souffrances parmi les hommes, et nous devons être baptisés du même baptême, si nous voulons avoir part à son royaume. La communion avec Christ est si honorable que la plus douloureuse affliction est un léger prix par lequel nous pouvons nous la procurer. Une autre raison pour notre séjour ici est pour le bien des autres. Nous ne voulons pas souhaiter d’entrer au ciel jusqu’à ce que notre oeuvre soit achevée, et il se peut que nous soyons encore appelés à rendre témoignage de la lumière aux âmes qui sont enténébrées dans le désert du péché. Notre séjour prolongé de la sorte ici est sans nul doute pour la gloire de Dieu. Un saint éprouvé, comme un diamant bien taillé, étincelle considérablement dans la couronne du Roi. Rien ne reflète autant l’honneur du fermier que la longévité et la rudesse de l’épreuve de son travail, et son endurance triomphante sans céder d’aucune manière. Nous sommes le fermier de Dieu en qui il veut être glorifié à travers nos afflictions.

C’est pour l’honneur de Jésus, et avoir le sentiment que si de demeurer dans la poussière cela équivaudrait à élever le Seigneur ne serait-ce que d’un pouce, puissions-nous rester encore parmi les pots de terre. Si vivre sur la terre pour toujours apportait à mon Seigneur plus de gloire, mon ciel serait alors de rester ici-bas. Notre temps est fixé et établi par un décret éternel. Ne soyons pas anxieux à ce sujet, mais attendons patiemment jusqu’à ce que les portes de perles soient ouvertes.

 

A Méditer

La Parole de Dieu n'est point pour nous apprendre à babiller, pour nous rendre éloquents et subtils mais pour réformer nos vies. (Jean Calvin).

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