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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotions du 15 Juin.
Dévotion du Matin:
Et Sara dit: Dieu m’a fait un sujet de rire; quiconque l’apprendra rira de moi. (Genèse 21:6).
C’était
bien au dessus de la puissance de la nature, et même contraire à ses
lois, que Sara, âgée, serait honorée d’un fils; et même ainsi c’est
bien au-delà des règles ordinaires que moi, malheureux sans secours,
dépourvu d’entendement, pécheur, puisse trouver la grâce de donner
naissance en moi à l’habitation de l’Esprit de Jésus. Moi qui jadis
désespérais, faisant tout ce que je pouvais, car ma nature était comme
desséchée et fanée et stérile, et maudite comme un désert, pourtant
j’ai été fait pour porter le fruit de la sainteté.
La source peut remplir ma bouche de rires joyeux, à cause de la singulière et surprenante grâce que j’ai reçue du Seigneur; mon coeur est exalté dans le Seigneur; ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis, parce que je me réjouis en son Salut. Je voudrais voir tous ceux qui ont entendu parler de ma grande délivrance de l’enfer, et ma suprême bénédiction de cette visitation d’en haut, rire avec moi. Je voudrais surprendre ma famille par ma paix abondante; je voudrais réjouir mes amis avec mon bonheur toujours croissant, je voudrais édifier l’Eglise par mes confessions d’actions de grâces, ma reconnaissance, et même empreindre le monde par la tendresse de ma conversation quotidienne. Ma joie ne cessera pas puisque mon bien-aimé Seigneur est le thème de mes pensées de chaque jour. Jésus est un profond océan de joie, où mon âme peut plonger, être engloutie dans les délices de sa compagnie. Sara regarda Isaac et rit par excès de ravissement, et tous ses amis rirent avec elle; et toi, mon âme, regarde vers Jésus, et invite le ciel et la terre à s’unir à ta joie ineffable.
Dévotion du Soir:
Il ouvre et personne ne ferme (Apocalypse 3:7).
Jésus est le portier des portes du Paradis et devantl’âme croyante il disposa une porte ouverte, que ni l’homme ni le diable ne seront capables de fermer. Quelle joie ce sera de découvrir que la foi en lui est la clé d’or pour les portes éternelles. Mon âme, portes-tu cette clé dans ton sein, ou mets-tu ta confiance en quelque crocheteur ou un voleur séduisant, qui finalement te fera défaut? Ecoute la parabole du prédicateur, et souviens-toi d’elle. Le grand roi fait un banquet et il a annoncé à tout le monde que nul n’y entrera à part ceux qui apportent avec eux la fine fleur qui fleurit.
Les esprits des hommes s’approchent de la porte par milliers, et certains apportent une fleur qu’ils estiment être la reine du jardin; mais ceux-là sont chassés de la présence royale, et n’entrent pas dans la salle de la fête. Quelques autres portent dans leur main la mortelle ombre de la mort de la superstition, ou le léger opium de leur religion, ou la forte cigüe de leur propre justice, mais tout ceci n’est d’aucun prix pour le Roi. Les porteurs de ces choses se trouvent exclus aux portes de perles.
Mon âme as-tu ramassé la Rose de Saron? As-tu revêtu le lis de la vallée en ton sein et ceci d’une façon constante? S’il en est ainsi, quand tu monteras vers les portes des Cieux tu connaîtras sa valeur, car tu n’auras qu’à montrer cette fleur de choix, et le portier ouvrira. A aucun moment il ne contestera ton admission, car pour cette rose le portier ouvre toujours. Tu trouveras ton chemin avec la rose de Saron dans ta main jusqu’au trône même de Dieu, car le Ciel lui même ne possède rien d’autre qui surpasse sa rayonnante beauté, et de toutes les fleurs qui fleurissent le Paradis, il n’en est aucune qui puisse rivaliser avec le lis de la vallée.
Mon âme, que la rose du calvaire rouge de sang soit ton partage dans ta main, par la foi, par amour sois-en revêtu, par la communion préserve-la, par une veille quotidienne attentive mets-la en tout ce que tu es, et tu seras béni au delà de toute félicité, heureux au delà du rêve. Jésus sois mien pour toujours, mon Dieu, mon Ciel, mon Tout.
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A Méditer
Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu. (Jacques 1:19-20). |
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