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Écrit par Charles Spurgeon
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Dévotion du Matin:
C’étaient les potiers et les habitants des
plantations et des parcs; ils demeuraient là près du roi et
travaillaient pour lui. (1 Chroniques 4:23).
Les potiers avaient la
fonction la moins élevée des ouvriers, mais le Roi avait besoin de
potiers, et donc ils étaient à son service, et les matériaux sur
lesquels ils travaillaient n’étaient que de l’argile. Nous aussi nous
pouvons être engagés dans la plus servile des oeuvres pour le Seigneur;
mais c’est un grand privilège que de faire quelque chose pour le Roi;
et nous resterons fidèles à notre appel, sachant que même si nous nous
croyons perdus parmi les vases de terre, nous serons comme les ailes de
la colombe couverte d’argent et aux plumes d’un jaune d’or. Le texte
nous parle de ceux qui demeurent parmi les plantations et les haies,
qui font un travail rude, rustique, taillant les haies, creusant les
fossés. Ils auraient pu préférer rester en ville, au milieu de la vie,
de la société, du raffinement, mais ils gardaient la place qui leur
avait été désignée, car eux aussi étaient au service du Roi.
La place de notre demeure est déterminée, et nous n’avons pas à en déménager pour satisfaire nos fantaisies ou nos caprices, mais plutôt chercher à servir le Seigneur là où nous sommes, en étant une bénédiction pour ceux au milieu desquels nous résidons. Ces potiers et jardiniers avaient une compagnie royale, car ils habitaient avec le Roi, même s’ils oeuvraient parmi les haies et les plantations, ils demeuraient "là." Aucune fonction légitime, aucune occupation généreuse, même médiocre, ne peut nous priver de la communion avec notre divin Seigneur. En visitant des taudis, ou bien des quartiers grouillants de monde, des hospices, ou des prisons, nous pouvons aller de l’avant avec le Roi.
Dans toute oeuvre de foi nous pouvons compter sur la compagnie de Jésus. C’est lorsque nous sommes dans son oeuvre que nous pouvons compter sur son sourire. Vous qui êtes des ouvriers inconnus, mais occupés à l’oeuvre de votre Seigneur au milieu de la poussière, de la saleté et de la misère dans les bas fonds, soyez heureux, car des joyaux ont été trouvés sur des tas de fumier bien avant ce jour, des vases de terre ont été remplis de trésors célestes, et de mauvaises herbes ont été transformées en de précieuses fleurs. Demeure avec le Roi pour son oeuvre, et quand il rédigera ses chroniques, ton nom y sera enregistré.
Dévotion du Soir:
Il s’est humilié lui-même. (Philipiens 2:8).
Jésus est le professeur de l’humilité du coeur. Nous avons besoin quotidiennement d’apprendre de lui. Voyez Le Maître prenant un linge et lavant les pieds de ses disciples! Disciple de Christ, ne veux-tu pas t’humilier toi-même? Vois-le comme le serviteur des serviteurs, et sûrement tu ne peux pas être fier! Cette phrase n’est-elle pas le condensé de sa biographie, "Il s’est humilié lui-même?" N’était-il pas sur la terre toujours se dépouillant d’abord d’une gloriole puis d’une autre, jusqu’à la nudité, il a été cloué sur la croix, et là ne se vida-t-il pas de son propre être intérieur, versant le sang de sa vie, le donnant pour nous tous, jusqu’à ce qu’ils le laissent complètement démuni dans un sépulcre qui n’était pas le sien?
Comme il était humble notre cher Rédempteur, comme il a été humilié! Comment alors pouvons-nous être orgueilleux? Tiens-toi au pied de la Croix et compte les gouttes pourpres par lesquelles tu as été purifié, lavé; vois la couronne d’épines, remarque ses épaules flagellées, lacérées, jusqu’à l’effusion d’un ruisseau cramoisi. Vois ses mains et ses pieds cédant sous le rude fer des clous, et toute sa personne livrée à la moquerie, à la raillerie; vois l’amertume, et les angoisses, et les douleurs, échos de la souffrance intérieure, démontrées elles-mêmes sur ce corps extérieur, écoute le cri aigu, émouvant: Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? Et si tu ne te prosternes pas face contre terre devant cette Croix, c’est que tu ne l’as jamais vu; si tu ne t’es pas humilié devant Jésus en sa présence, c’est que tu ne le connais pas.
Tu es si perdu que rien ne pourrait te sauver en dehors du sacrifice du Fils unique de Dieu. Pense à cela, et comme Jésus s’est incliné vers toi, penche-toi aussi dans l’humilité à ses pieds. Une intuition du merveilleux amour de Christ a plus d’effet sur nous pour nous humilier que d’avoir conscience de notre propre culpabilité. Puisse le Seigneur nous conduire à le contempler au Calvaire, alors notre attitude ne sera plus celle d’un homme pompeux, fier, mais nous prendrons l’humble position de celui qui aime beaucoup, parce qu’il lui a été beaucoup pardonné. La fierté, l’orgueil ne peuvent pas vivre à l’ombre de la Croix. Puissions-nous nous asseoir là et apprendre notre leçon, et ensuite nous lever et la mettre en pratique.
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A Méditer
Là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. (2 Corinthiens 3:17).
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