Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 31 Décembre.

Dévotion du Matin:

Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. (Jean 7:37).

La patience avait accompli son oeuvre parfaite dans le Seigneur Jésus, et jusqu’au dernier jour de la fête il plaida avec les Juifs, de la même façon qu’en ce dernier jour de l’année il plaide avec nous, et attend pour nous dispenser sa grâce. Admirable en effet est la longanimité du Sauveur dans son comportement avec quelques-uns d’entre nous, année après année, en dépit de nos provocations, rébellions, et résistance à son Saint-Esprit. Merveille des merveilles que nous soyons encore dans le pays de la miséricorde! Une pitié qui s’exprimait elle-même le plus simplement, car Jésus a pleuré, ce qui n’implique pas seulement la force de sa voix, mais la tendresse de ses intonations. Il nous implore d’être réconciliés. "Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!" (2 Corinthiens 5:20).

Quels termes sérieux,et bouleversants nous lisons là! Comme doit être profond l’amour qui fait pleurer le Seigneur sur les pécheurs, le même que celui d’une mère qui berce ses enfants sur sa poitrine! Sûrement qu’à l’appel de telles larmes nos coeurs disposés répondront. L’approvisionnement est fait très abondamment; tout est pourvu pour que l’homme puisse répondre au besoin de satisfaire son âme assoiffée. A sa conscience l’expiation apporte la paix; à sa compréhension l’Evangile apporte l’instruction la plus riche; à son coeur la personne de Jésus est l’objet de la plus noble affection; à l’ensemble de l’homme la vérité telle qu’elle est en Jésus fournit la nourriture la plus pure. La soif est terrible, mais Jésus peut l’apaiser.

Même si l’âme était entièrement affamée, Jésus a pu la restaurer. La proclamation est faite le plus librement: chaque assoiffé est le bienvenu. Nulle autre distinction n’est faite exceptée celle de la soif. Que cela soit la soif de l’avarice, de l’ambition, du plaisir, de la connaissance, ou du repos, celui qui en souffre est convié. La soif peut être mauvaise en elle-même, et n’être pas le signe de la grâce, mais plutôt une marque d’aspiration désordonnée d’un péché satisfait par les courants les plus profonds de la luxure; mais il n’y a pas de bonté dans la créature qui apporte l’invitation, le Seigneur Jésus l’envoie librement, et sans considération de personnes. Le pécheur doit venir à Jésus, pas à des oeuvres, des ordonnances, ou des doctrines, mais à un Rédempteur personnel, qui a mis à nu nos péchés dans son propre corps sur le bois. Le Sauveur en sang, mourant, et ressuscité est le seul astre d’espoir pour un pécheur.

Oh! de grâce! venez maintenant et buvez, et que le soleil se lève sur le dernier jour de l’année! Nulle attente ou préparation n’est si fortement insinuée. Boire représente une réception pour laquelle aucune aptitude n’est exigée. Un idiot, un voleur, une prostituée peuvent boire; et ainsi la noirceur du caractère d’un personnage n’est pas un obstacle à l’invitation de croire en Jésus. Nous ne désirons pas de coupe d’or, pas de calice paré de bijoux, pour pouvoir transporter de l’eau à l’assoiffé; la bouche de la pauvreté est la bienvenue pour se pencher et boire d’un trait le flot ruisselant. Les lèvres boursouflées, lépreuses, immondes, peuvent toucher le fleuve de l’amour divin; elles ne peuvent pas le polluer, mais elles seront elles-mêmes purifiées. Jésus est la fontaine de l’espoir.

Cher lecteur, écoute la voix affectueuse du Rédempteur alors qu’il crie à chacun de nous:

"SI QUELQU’UN A SOIF,
QU’IL VIENNE A MOI,
ET QU’IL BOIVE".

Dévotion du Soir:


La moisson est passée, l’été est fini, Et nous ne sommes pas sauvés! (Jérémie 8:20).

Pas sauvé! Lecteur, est-ce là votre triste situation? Vous êtes averti du jugement à venir, vous avez été invité à sauver votre vie, et pourtant en ce moment vous n’êtes pas sauvé! Vous connaissez le chemin du salut, vous l’avez lu dans la Bible, vous l’entendez peut-être depuis la chaire, il vous a été expliqué par des amis, et cependant vous le négligez, et donc vous n’êtes pas sauvé. Vous serez sans excuse au moment où le Seigneur vous jugera. Le Saint-Esprit a apporté des bénédictions sur la parole qui vous a été prêchée, et la présence divine vous a apporté des moments de rafraîchissement, et cependant vous ne possédez pas Christ. Toutes ces périodes d’espoir sont venues, puis elles sont reparties, votre été et votre moisson sont passés, et cependant vous n’êtes pas sauvé.

Les années se suivent dans l’éternité, et peut-être que votre dernière année sera bientôt là: votre jeunesse s’est enfuie, votre vieillesse viendra, et vous n’êtes pas sauvé. Permettez-moi de vous demander: serez-vous un jour sauvé? Y a-t-il une probabilité à cela? De nombreuses saisons propices ont passé, sans que vous ne soyez sauvé, quelles sont les conditions qui pourraient modifier votre position? Jusqu’à présent les meilleurs arguments n’ont pu vous convaincre, y compris ceux qui vous ont été présentés avec la plus grande affection. Que peut-on faire encore pour vous? La détresse ou la prospérité ne vous ont pas plus impressionné l’une que l’autre; les larmes, les prières et les sermons ont été gaspillés sur votre coeur stérile. N’y a-t-il plus aucune probabilité que vous soyez un jour sauvé? Laisserez-vous la mort fermer la porte à l’espérance? Il est pourtant raisonnable de dire que celui qui ne se sera pas lavé dans beaucoup d’eau sera en toute probabilité sale lorsque sa fin viendra. Si le temps propice n’est encore jamais venu, pourquoi viendrait-il un jour?

Mais, comme Paul discourait sur la justice, sur la tempérance, et sur le jugement à venir, Félix, effrayé, dit: Pour le moment retire-toi; quand j’en trouverai l’occasion, je te rappellerai. (Actes 24:25).

Il serait assez logique de craindre que ce moment ne viendra jamais, et que, comme Félix, vous ne trouviez pas de moment propice avant d’être en enfer. Oh! réfléchissez sur ce qu’est cet enfer, et de la terrible probabilité que vous avez d’y être jeté! Lecteur, si vous devez mourir non sauvé, nuls mots ne peuvent décrire ce malheur. Ce sera le moment de la terreur dans les larmes et le sang, des gémissements et des grincements de dents: vous serez puni de la destruction éternelle, et privé à jamais de la gloire du Seigneur, et de la gloire de son pouvoir. C’est avec sérieux que la voix d’un frère veut vous faire sursauter. Oh! soyez sage, soyez sage dans le temps, et au moment où une autre année va commencer, croyez en Jésus, qui est seul capable de vous sauver. Consacrez ces dernières heures à une pensée solitaire, et si un repentir profond s’élève en vous, ce sera bien; et s’il vous amène à une foi humble en Jésus, ce sera encore mieux. Oh! regardez à Christ, pour que cette année ne se termine pas sans que vous ne soyez pardonné. Ne permettez pas au carillon de minuit d’égrener ses coups sur un esprit sans joie! Maintenant, maintenant, croit maintenant, et vit.

SAUVE TA VIE;
NE REGARDE PAS DERRIERE TOI,
NE SEJOURNE PAS DANS LA PLAINE
ECHAPPE TOI VERS LA MONTAGNE,
DE PEUR QUE TU NE SOIS CONSUME.


 

A Méditer

Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment. (1 Corinthiens 1:12).

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