Mon coeur est comme de la cire; il est fondu au milieu de moi, de mes entrailles Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 12 Avril.

Dévotion du Matin:


Mon coeur est comme de la cire; il est fondu au milieu de moi, de mes entrailles. (Psaume 22:15).

Notre Seigneur béni a expérimenté un terrible naufrage et le déchirement de son âme. L’esprit de l’homme est son soutien dans son infirmité, mais un esprit abattu qui le soutiendra? Une profonde dépression de l’esprit est la plus douloureuse des épreuves; toutes autres choses ne sont vraiment rien en comparaison. La souffrance du Sauveur est une force puissante pour crier à Dieu, "ne t’éloigne pas de moi" car à tout moment l’homme a besoin de son Dieu quand son coeur est brisé au dedans de lui à cause de son pesant fardeau. Croyant approche-toi de la Croix ce matin, et humblement adore le Roi de Gloire comme ayant jadis été beaucoup plus loin dans le désarroi, dans la détresse mentale et l’angoisse de son être intérieur, que quiconque parmi nous; et découvre chez lui le souverain sacrificateur fidèle, qui peut compatir à nos infirmités.

Que ceux qui parmi nous souffriraient d’un sentiment de retrait de la présence de l’amour du Père, puissent entrer en étroite et intime communion avec Jésus. Que nous ne donnions point accès au désespoir, puisque dans ce noir passage notre Maître est passé avant nous. Nos âmes peuvent quelquefois soupirer et défaillir, et avoir soif jusqu’à l’angoisse, pour contempler la lumière sur la face du Seigneur. A une telle heure de combat demeurons dans la douce assurance que la sympathie de notre grand souverain sacrificateur nous sera bientôt accordée. Nos gouttes de chagrin peuvent bien être oubliées dans l’océan de ses souffrances; mais combien notre amour devrait naître en nous et monter vers Lui!

Entre, Ô amour puissant et profond de Jésus, comme la mer au temps des marées de vives eaux, couvre toutes mes forces, que tous mes péchés soient noyés, lave-moi de tous mes soucis, soulève mon âme liée par le terrestre, et fait-la flotter jusqu’aux pieds de mon Seigneur. Et que là je demeure, comme une pauvre coquille brisée, lavée par son amour, une coquille sans vertu ni valeur, m’aventurant seulement à lui chuchoter que s’Il veut mettre son oreille sur moi, il entendra au dedans de mon coeur de faibles échos des vagues immenses de son propre amour qui m’a transporté là où je puise mes délices.

Dévotion du Soir:

Près du jardin du roi, (Nehémie 3:15).

La mention du jardin du roi par Néhémie nous fait penser au paradis que le Roi des rois prépara pour Adam. Le péché a entièrement détruit ce merveilleux domaine de tous les délices, et a conduit les enfants des hommes à travailler la terre, qui leur apporte ronces et broussailles. Mon âme, rappelle-toi la chute, car c’était ta chute. Sanglote, parce que le Dieu d’amour a été si honteusement traité par la tête de la race humaine, dont tu es membre, aussi piteux que les autres. Vois comme les dragons et les démons règnent sur cette belle terre, qui a été jadis un jardin de délices.

Regarde plus loin, un autre jardin du roi, que le roi arrose de sa sueur ensanglantée, Gethsémané, dont les herbes amères sont bien plus douces aux âmes renouvelées que les fruits savoureux du jardin d’Eden. Dans l’un des jardins, le méfait du serpent fut réalisé, dans l’autre la malédiction a été enlevée de la terre et portée par la semence promise à la femme. Mon âme, médite avec attention sur l’agonie et la passion. Va au jardin du "pressoir à huile," ou Gethsémané, et regarde ton grand Rédempteur te sauver de ton état de perdition. C’est là véritablement le jardin des jardins, où l’âme peut voir la culpabilité du péché et le pouvoir de l’amour, deux visions qui surpassent toutes les autres.

Existe-t-il un autre jardin du Roi? Oui, mon coeur, qui l’est ou qui devrait l’être. Comment les fleurs y fleurissent elles? Y trouve-t-on des fruits de choix? Le Roi s’y promène t-il, et se repose-t-il au sein de mon esprit? Voyons si les plantes y sont soignées et arrosées, et si les renards malfaisants en sont chassés. Viens, Seigneur, et que le vent céleste souffle à ta venue, que les saveurs de ton jardin embaument jusqu’à l’extérieur. Je ne dois pas oublier non plus le jardin du roi de l’église. Ô Seigneur, envoie lui ta prospérité. Rebâtit ses murs, nourris ses plantes, fais mûrir ses fruits, et à partir du désert, des étendues sauvages, fais-en "un jardin du roi".


 

A Méditer

Nous pouvons mieux supporter l'affliction que la prospérité, car dans la prospérité nous oublions Dieu. (Dwight L. Moody).

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