Je suis comme de l’eau qui s’écoule, et tous mes os se séparent Imprimer Email
Écrit par Charles Spurgeon   
Dévotions du 11 Avril.

Dévotion du Matin:

Je suis comme de l’eau qui s’écoule, et tous mes os se séparent. (Psaume 22:15).

La terre et le ciel ont-ils jamais contemplé plus triste spectacle de malheur? Dans l’âme et dans le corps, notre Seigneur éprouva lui-même une grande faiblesse, comme de l’eau qui s’écoule sur la terre. Le fait de placer la croix dans son trou, l’avait violemment éprouvé, avait tendu tous ses ligaments, mis à vif tous ses nerfs, et plus ou moins disjoint tous ses os. Chargé de tout son propre poids, notre Seigneur a éprouvé la tension croissante pendant ces six longues heures. Sa faiblesse s’était généralisée, et dans sa conscience il ne devenait rien d’autre qu’une masse de misère agonisante. Quand Daniel eut la grande vision, il décrit aussi ses sensations. "Il ne resta en moi aucune force, car ma vigueur n’était plus que sécheresse, la force m’abandonna." Combien plus grande fut la détresse de notre plus grand prophète quand il vit la terrible vision de la colère de Dieu, et qu’il l’éprouva en son âme! Pour nous, les sensations telles que celles endurées par notre Seigneur, auraient été insupportables, mais dans son cas, bien que blessé, il a vidé la coupe et en a goûté chaque goutte.

O Roi de douleur, ce titre étrange bien que vrai
A toi seulement de tous les Rois, est convenable.
O Roi de douleur! Quel chagrin j’ai pour Toi,
Qui dans toutes mes douleurs m’a gardé!

Quand nous nous agenouillons devant le trône de notre Sauveur maintenant élevé, puissions-nous bien nous souvenir du chemin par lequel il a préparé pour nous un trône de grâce; buvons en esprit de Sa coupe, afin que nous puissions être fortifiés dans notre heure d’épreuve quand elle viendra.Dans son corps naturel, chaque membre a souffert, il doit en être dans notre corps spirituel; mais de même que dans toutes ses souffrances et ses malheurs son corps fut brisé pour la gloire et la puissance, son corps mystique traversera la fournaise en vainqueur.

Dévotion du Soir:

Vois ma misère et ma peine, Et pardonne tous mes péchés. (Psaume 25:18).

Il est bon pour nous de relier nos prières concernant nos soucis avec des appels à la clémence à propos de nos péchés; quand, étant sous la main de Dieu nous ne sommes pas préoccupés seulement par notre peine, mais que nous nous souvenons de nos offenses envers Dieu. Il est bon aussi d’apporter notre peine et notre péché au même lieu. C’est à Dieu que David apporta sa douleur, c’est à Dieu que David a confessé son péché. Toutes nos souffrances doivent être apportées à Dieu, le moindre de nos ennuis doit lui être exposé, car il compte les cheveux de notre tête, et nous pouvons lui confier nos plus grandes afflictions, puisqu’il tient l’océan dans le creux de sa main. Allez vers lui, quel que soit votre trouble, et vous le trouverez capable et désireux de vous soulager. Mais nous devons également présenter nos péchés à Dieu. Nous devons les apporter à la croix, afin que le sang coule sur eux pour les purger de leur culpabilité, et détruire leur pouvoir polluant.

La principale leçon de ce texte est celle-ci: "Nous devons aller vers le Seigneur avec nos peines et nos péchés, dans un bon état d’esprit." Remarquez que tout ce que David demande concernant son problème c’est: "Vois ma misère et ma peine," mais la prière suivante est beaucoup plus urgente, décisive, définie, simple: "Et pardonne tous mes péchés." Beaucoup de malheureux auraient dit: "enlève mon affliction et ma peine, et regarde à mes péchés".

Mais David ne dit pas cela, il crie: "Seigneur, en ce qui concerne mon affliction et ma peine, je ne te dicterai pas ce qu’il te serait sage de faire, je vais te les confier, et je serais de voir ma peine s’envoler, mais agis comme tu le veux. Quant à mes péchés, Seigneur, je sais ce que je veux que tu en fasses: je veux que tu les pardonnes. Je ne peux endurer de rester sous leur malédiction un moment de plus." Un chrétien considère l’affliction plus légère à supporter que le péché, il peut accepter que ses soucis continuent, mais il ne peut endurer le poids de ses transgressions.

 

A Méditer

Nous pouvons mieux supporter l'affliction que la prospérité, car dans la prospérité nous oublions Dieu. (Dwight L. Moody).

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