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Dévotions du 9 Avril.
Dévotion du Matin:
Il était suivi d’une grande multitude de peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. (Luc 23:37).
Parmi la déroute de racailles qui chassa le Rédempteur vers son jugement, il y avait quelques âmes généreuses dont l’amère angoisse cherchait une issue en pleurant et qui accompagnait ce cortège de malheur par des chants de lamentations appropriés. Lorsque mon âme peut, en imagination, voir le Sauveur portant sa croix vers le calvaire, elle se joint aux femmes de Dieu et pleure avec elles; car, bien sûr, il y a une vraie cause de chagrin, cause bien plus profonde que la douleur de ces femmes endeuillées. Elles pleuraient l’innocence maltraitée, la bonté persécutée, l’amour ensanglanté, la douceur sur le point de mourir; mais mon coeur a une raison encore plus amère pour pleurer. Mes péchés étaient les fouets qui lacérèrent ses épaules bénies, et couronnèrent d’épines sont front saignant; mes péchés crièrent: crucifie! crucifie! et posèrent la croix sur ses épaules de grâce. J’ai été le meurtrier de cet être innocent, et même un torrent de larmes ne pourra effacer cela.
Ces femmes avaient leurs raisons pour aimer et pleurer, mais ces raisons ne sont pas aussi grandes que celle qui est dans mon coeur.
La veuve de Naïn a vu son fils revenir à la vie, mais moi-même je suis ressuscité en nouveauté de vie. La belle-mère de Pierre avait été délivrée de la fièvre, mais moi j’ai été délivré de la peste du péché. De Madeleine ont été chassés sept démons, mais de moi c’est une légion entière qui a été chassée. Marie et Marthe eurent le privilège de sa visite, mais chez moi il a sa demeure. Ma dette envers lui n’est pas moindre que celle de ces saintes femmes, et je ne dois pas être en reste pour la gratitude ou le chagrin.
Entre amour et douleur mon coeur est partagé, Et par toutes mes larmes ses pieds seront lavés, Car je pleure pour celui qui mourut pour sauver.
Dévotion du Soir:
Et je deviens grand par ta bonté. (Psaume 18:35).
David attribue avec reconnaissance toute sa grandeur, non à sa propre bonté, mais à la bonté de Dieu. On pourrait aussi traduire par: "ta mansuétude," ou: "ta providence;" et la providence n’est rien d’autre que la bonté en action. La bonté est le bourgeon dont la providence est la fleur, ou bien la bonté est la graine dont la providence est la moisson. Certains traduisent par "ton aide," qui n’est qu’un autre mot pour providence; la providence la sûre alliée des saints, les aidant dans le service de leur Seigneur. Ou encore: "ton humilité" me fait devenir grand. "Ta condescendance" apporte peut-être une explication compréhensible, en combinant les idées citées et en incluant celle d’humilité.
C’est Dieu se faisant petit qui fait que notre être grandit.
Nous sommes si petits, que si Dieu manifestait sa grandeur sans condescendance, nous serions écrasés sous ses pieds; mais Dieu qui doit se baisser pour voir les cieux, et se pencher pour voir ce que font les anges, tourne son regard encore plus bas, et regarde les faibles et les contrits, et les fait devenir grands.
Il y a encore d’autres traductions, comme celle de la Septante, qui dit: "ta discipline, ta correction paternelle me fait devenir grand;" tandis qu’une autre version lit: "ta parole m’a fait grandir." L’idée est encore la même. David attribue toute sa grandeur à la bonté condescendante de son Père céleste. Que ce sentiment trouve un écho dans nos coeurs ce soir, tandis que nous jetons nos couronnes aux pieds de Jésus, et que nous crions: Et je deviens grand par ta bonté. Combien merveilleuse a été notre expérience de la mansuétude de Dieu! Quelle douceur dans ses corrections! Quelle douceur dans sa patience! Quelle douceur dans ses enseignements! Quelle douceur dans ses approches! Médite sur ce thème, Ô croyant. Que ta gratitude se réveille, que ton humilité devienne plus profonde; que l’amour se ranime avant que tu ne t’endormes ce soir.
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